Pardonne moi si la douleur remue tout qu'elle me broie.

14 octobre 2014

 

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Je n'ai jamais rien fait que rêver. Cela, et cela seulement, a toujours été le sens de ma vie. Je n'ai jamais eu d'autre souci véritable que celui de ma vie intérieure. Les plus grands chagrins de mon existence se sont estompés dès lors que j'ai pu, ouvrant la fenêtre qui donne sur moi-même, m'oublier en contemplant son perpétuel mouvement.

Je n'ai jamais voulu être rien d'autre qu'un rêveur. Si l'on me parlait de vivre, j'écoutais à peine. J'ai toujours appartenu à ce qui n'est pas là où je me trouve, et à ce que je n'ai jamais pu être. Tout ce qui n'est pas moi – si vil que cela puisse être – a toujours eu de la poésie à mes yeux. Je n'ai jamais aimé que rien. Je n'ai jamais souhaité que ce que je ne pouvais pas même imaginer.

Je n'ai jamais demandé à la vie que de m'effleurer, sans que je la sente passer.
Je n'ai jamais rien demandé à l'amour que de rester un rêve lointain.

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J'ai commencé à baisser à partir du moment où l'extase a cessé de me visiter, où l'extraordinaire est sorti de ma vie.

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Bien que j'aie de la vie une sombre conception, j'ai toujours eu une grande passion pour l'existence. Une passion si grande qu'elle s'est inversée en une négation de la vie, parce que je n'avais pas les moyens de satisfaire mon appétit de la vie. Ainsi, je ne suis donc pas un être déçu, mais un être intérieurement abattu par trop d'efforts.

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Les hommes n'ont pas encore compris que le temps des engouements superficiels est révolu, et qu'un cri de désespoir est bien plus révélateur que la plus subtile des arguties, qu'une larme a toujours des sources plus profondes qu'un sourire. Pourquoi refusons-nous d'accepter la valeur exclusive des vérités vivantes, issues de nous-mêmes ?

Qu'arriverait-il si le visage humain exprimait fidèlement toute la souffrance du dedans, si tout le supplice intérieur passait dans l'expression ? Pourrions-nous encore converser ? [...]
Plus personne n'oserait alors se regarder dans une glace, car une image à la fois grotesque et tragique mêlerait aux contours de la physionomie des taches de sang, des plaies toujours béantes et des ruisseaux de larmes irrépressibles. J'éprouverais une volupté pleine de terreur à observer, au sein de l'harmonie confortable et superficielle de tous les jours, l'éclatement d'un volcan crachant des flammes brûlantes comme le désespoir. [...] Alors seulement prendrions-nous conscience des avantages de la solitude, qui rend la souffrance muette et inaccessible. Dans le jaillissement du volcan de notre être, le venin accumulé en nous ne suffirait-il pas à empoisonner le monde entier ? 

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Devant l'abaissement d'autrui, j'éprouve, non pas de la douleur, mais un malaise d'ordre esthétique, une sinueuse irritation. Cette réaction n'est pas de la bonté ; elle est due au fait que, si quelqu'un devient objet de dérision, il ne l'est pas seulement pour moi, mais aussi pour les autres, et c'est cela qui m'irrite ; je souffre de voir qu'un animal quelconque de l'espèce humaine puisse se moquer d'un autre, sans aucun droit à le faire. Mais que les autres se moquent de moi, peu me chaut, car j'éprouve, à l'encontre de l'extérieur, un mépris fécond et parfaitement blindé.

Je me flatte moi-même de ma dissidence envers la vie.

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(Je pense commencer Mon cœur mis à nu n'importe où, n'importe comment, et le continuer au jour le jour, suivant l'inspiration du jour et de la circonstance, pourvu que l'inspiration soit vive).


J'avertis charitablement les personnes qui me liront que mon intention, en écrivant , est de n'employer aucune réticence, pas plus vis-à-vis de moi-même que vis-à-vis des autres. J'entends y mettre toute la franchise qui est en moi et, quand il le faudra, toute la brutalité qui est dans la vie. Ce n'est pas de ma faute si les âmes, dont on arrache les voiles et qu'on montre à nu, exhalent une si forte odeur de pourriture.Si, parfois, dans ces pages, je méprise ou raille les humains, que personne n'aille croire que je les accuse, que je les incrimine, que je veuille rendre autrui responsable de ma misère personnelle. Mais moi, qui suis déjà parvenu trop loin, qui côtoie le bord de la vie là où elle s'engouffre dans le noir sans fond, j'ai tord et je mens quand je tâche de faire croire aux autres et à moi-même que cette mécanique me fait encore agir, que j'appartiens toujours à ce doux monde enfantin des jeux éternels.

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